6 février 2007

Toutes les informations concernant la thématique « Genre et Développement » seront actualisées chaque semaine.

24 avril 2009

@ Studies

   Real men don’t cry – or do they?  Stereotypes on HIV

RIO DE JANEIRO, 20 April (IRIN) – Men don’t cry. Men take risks. Men don’t ask for help. Men are strong. Men have many sexual partners. These stereotypes of masculinity are contributing to the spread of HIV throughout the world, experts warned at a recent symposium on men and boys. « Among other things, these stereotypes affect access to health care, the expression of one’s sexuality, access to sexual and reproductive health services, and vulnerability to HIV, » said Purmina Mane, the adjunct executive director of the UN Population Fund (UNFPA) at the First Global Symposium Engaging Men and Boys in Achieving Gender Equality, held recently in Rio de Janeiro, Brazil.

Quoting various studies, Mane pointed out that among men high-risk behaviour was accepted and even encouraged, and most were more concerned about their masculinity than their health.

Studies have shown that among men knowledge about their health was lower than among women, and reproductive health was generally considered a women’s subject.

Women talked about pregnancy, family planning, breast cancer and menopause, but never about sexual pleasure; men discussed sexual performance, sexual dysfunctions and sperm counts, but never contraceptive methods.

When this lack of knowledge is compounded by another macho stereotype – that seeking help is a sign of weakness – men’s health is at far higher risk.

In the case of HIV, men are known to use counselling and voluntary testing services much less frequently than women, and men also tend to begin antiretroviral treatment later.

« Late diagnosis and treatment means that many continue to practice unprotected sex, running the risk of reinfection and of unknowingly infecting their partners, » said Mane.

These stereotypes also have consequences for women. Dumisani Rebombo, a technical counsellor in South Africa to the international reproductive health organization, EngenderHealth, recalled a patient he had counselled after a positive diagnosis.

« I asked him what his next steps would be, and asked him to bring his wife to the support group. He said he wasn’t going to reveal his status to his wife, nor was he going to use a condom, because he was a man and he’d find a way to deal with it. »

The notion of a man’s strength and invincibility was one of the main risk factors for HIV infection, he commented.

Selective perception

Graça Sambo, executive director of Fórum Mulher, an NGO working to promote women’s rights, said the idea that men should have multiple sexual partners was contributing to Mozambique’s national HIV prevalence of 16 percent, one of the highest in the world.

« A lot of men have many sexual partners because this is what is expected of them, » she said. « Masculinity is very much instilled by culture and by tradition, which say that men have to be studs. »

Sambo pointed out that although information about AIDS and the dangers of multiple relationships was widely available, if it involved a change in behaviour, men preferred to ignore it.

« We need men who think differently, and who can influence behaviour change … Many of them are changing in the private sphere and acting in a more conscientious manner, but bringing this change into the public sphere is still very hard, because there is still a great deal of peer pressure and they fear being made fun of. »

UNFPA’s Mane concluded: « We need to redefine what it means to be a man. HIV is an opportunity to re-evaluate the rigidness of these norms. »

17 avril 2009

 @ Actualités

Du poids des stéréotypes

Article du Figaro du 17 avril 2009

Des chercheurs américains ont réussi à faire démentir des préjugés inhérents à nos sociétés comme celui qui juge, en France, les femmes moins douées pour les mathématiques que les hommes.

En travaillant sur l’estime de soi, des chercheurs ont amélioré les notes d’étudiants noirs, victimes du préjugé selon lequel les Afro-Américains sont moins intelligents que les Blancs.

 dans stéréotypes coeur-En France, on considère que les femmes sont moins douées en maths et dans les disciplines scientifiques que les hommes. C’est faux, bien sûr. Depuis une dizaine d’années, des expériences ont montré en réalité que ce préjugé a des effets ravageurs, et qu’il diminue leurs résultats et peut même les conduire à se détourner de ces disciplines. De même, aux États-Unis, on sait que le cliché selon lequel les écoliers d’origine européenne seraient plus intelligents que ceux d’origine africaine, diminue les performances de ces derniers. Toutes ces études montrent la même chose : les performances cognitives des individus ne dépendent pas seulement de leurs aptitudes personnelles, mais elles peuvent aussi être conditionnées par des stéréotypes sociaux, sexistes ou racistes. Les préjugés de ce type sont inhérents à nos sociétés mais ils n’ont rien d’une fatalité. Une étude publiée vendredi dans la revue Science démontre, en effet, que l’influence négative de ces stéréotypes peut être levée en renforçant l’estime de soi des personnes qui en sont les victimes. Et qu’elles peuvent s’en libérer en dressant par écrit la liste des principales qualités intellectuelles qu’ils estiment posséder. Cela peut surprendre mais ça marche très bien.

Une mécanique de l’échec

En 1995, Claude Steele et Joshua Aronson, deux chercheurs de l’Université de Stanford, ont été les premiers à démontrer les ravages de ce qu’ils ont appelé la «menace du stéréotype». Pour mettre en évidence cette mécanique de l’échec, ils ont constitué deux groupes d’étudiants comprenant autant de Noirs que de Blancs. Ils ont ensuite soumis ces deux groupes à un même test d’évaluation cognitive, mais en le présentant de manière différente aux deux groupes. Au premier, ils ont expliqué qu’il s’agissait d’un test destiné à mesurer l’intelligence et qui met donc en jeu le préjugé de l’intelligence supérieure supposé des Blancs. Au second, d’un test visant seulement à étudier les mécanismes de fonctionnement du cerveau.

Dans le premier groupe, les deux chercheurs ont constaté que les Noirs avaient obtenu de moins bons résultats que les Blancs. Au contraire, dans le deuxième groupe où il n’était pas question du stéréotype, les résultats des Noirs étaient identiques à ceux des Blancs. Ils tenaient ainsi la preuve que, lors d’un examen ou d’un exercice d’évaluation, le fait d’être la cible d’un stéréotype négatif déclenche un stress qui paralyse ceux qui en sont la victime. Ceux qui ne sont pas stigmatisés, en revanche, n’ont pas ce genre de difficultés. «Les cibles du stéréotype ont peur de le confirmer et cette crainte capture une partie de leur attention», explique Isabelle Régner, du laboratoire de psychologie cognitive de l’université Aix-Marseille-1.

Depuis, l’expérience de Steele et Aronson a été répétée et vérifiée dans de nombreux pays. On a découvert à cette occasion que la «menace du stéréotype» est omniprésente et multiforme. Aux États-Unis où un préjugé tenace prétend que les Asiatiques sont meilleurs en sciences que les Blancs, des expériences ont montré que ces derniers obtenaient de mauvais résultats dans des tests où cette différence était spécifiquement évoquée.

La «menace du stéréotype» existe, comment la lever ? C’est le problème que l’équipe pilotée par Geoffrey Cohen, de l’université du Colorado, semble avoir en partie résolu, si l’on en croit l’étude publiée vendredi dans Science. Ils ont demandé à des étudiants noirs en difficulté de dresser à trois reprises le catalogue de leurs points forts dans leurs études. Deux ans plus tard, ces derniers avaient amélioré leurs résultats et leurs scores lors des tests. Pour les auteurs de l’étude, ils ont pris conscience de leur potentiel et évacué la «menace du stéréotype». Durant la même période, en revanche, des étudiants noirs de même niveau mais n’ayant pas effectué cet exercice d’estime de soi, ont vu leurs résultats s’effondrer.

Site internet consacré à ce sujet : http://reducingstereotypethreat.org/

15 avril 2009

@ Semaine du 15 avril 2009

 

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15 avril 2009

@ Actualités

 

 

Algérie : 38% des hommes contre le travail des femmes.

 

La société algérienne a-t-elle régressé ?

 

Article de Sétif Info du 13/04/09

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Une enquête du Ciddef sur l’Algérie le révèle

Au-delà des études et des dénonciations régulières sur les injustices et les discriminations dont est victime la femme dans notre pays, on ne peut nier cette autre réalité prometteuse, qui montre que l’Algérienne a investi massivement l’espace public.

L’enquête publiée récemment par le Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (Ciddef) vient confirmer l’état de mutation de la société algérienne et révèle les nombreuses contradictions qui la traversent. L’étude rendue publique à la fin février concerne en fait deux enquêtes menées en juin 2008 par Eco Technics, auprès des adultes (18 ans et plus) et des adolescents (âgés de 14 à 17 ans). Elle procède à des comparaisons avec les résultats d’une enquête réalisée auprès des adultes par le Collectif 95 Maghreb-Égalité (CME 95), en 2000. L’enquête du Ciddef énonce que seuls 3 individus sur 10 sont favorables au travail des femmes. La réaction des hommes célibataires par rapport à leur future épouse nous renseigne davantage sur l’insuffisante insertion des femmes dans le marché du travail : pas moins de 45% des hommes interviewés refusent le travail féminin, alors que 37% d’entre eux y sont favorables. Seuls 18% conditionnent leur accord par la naissance des enfants ou l’insuffisance de leurs revenus.

De plus, on constate un recul dans les positions, aussi bien des femmes que des hommes. Alors qu’en 2000, un tiers des hommes était réfractaire au travail féminin, le taux a atteint les 38% en 2008. Quant aux femmes, 18% d’entre elles étaient opposées au travail féminin en 2000, contre 25% en 2008. Concernant l’éligibilité des femmes à des postes de décision politique (maire, députée ou présidente de la République), les avis des adultes et des adolescents se rejoignent. L’enquête dévoile ainsi que quel que soit le sexe, les personnes “très favorables” à l’implication politique des femmes (34% chez les adolescents et 34% chez les adultes) et les individus hostiles (38% chez les adolescents et 39% chez les adultes) sont presque à égalité. La surprise vient lorsque l’on procède à la comparaison entre 2000 et 2008 : les Algériens, tous sexes confondus, semblent moins disposés aujourd’hui à élire une femme à un poste de décision politique.

Sur le registre de la polygamie, les adolescents se distinguent des adultes : 6 adolescents sur 10, soit 57%, sont favorables à la suppression de la polygamie, contre près de 5 adultes sur 10 (48%). Par ailleurs, 11% des adolescents et 15% des adultes justifient leur accord seulement si “la femme ne peut pas avoir des enfants”. La comparaison entre 2000 et 2008 montre, quant à elle, un recul sensible sur la question, puisque 41% des hommes et 62% des femmes étaient favorables en 2000 à la suppression de la polygamie, contre 40% pour les premiers et 55% pour les secondes en 2008.

L’enquête du Ciddef aborde également le droit des femmes au divorce et met en évidence la régression sur ce chapitre : 34% des Algériens (dont 38% d’hommes et 31% de femmes) pensent en 2008 qu’il n’est pas raisonnable à une femme de demander le divorce si son mari prend une seconde femme, alors que leur taux n’était que de 29% en 2000.

La même tendance existe dans le cas où une femme conditionne le divorce par l’interdiction de l’époux à la laisser travailler (78% en 2000 contre 89% en 2008) ou à la laisser poursuivre ses études (63% en 2000 contre 82% en 2008). La proportion des adolescents (9%), qui trouvent normal qu’une femme demande le divorce si le mari lui interdit de travailler à l’extérieur de la maison, de poursuivre ses études ou encore si celui-ci la violente ou désire prendre une deuxième épouse, est très faible. On retiendra cependant que plus de la moitié des personnes enquêtées (61% des adolescents et 64% des adultes) trouvent raisonnable que l’épouse demande le divorce en cas de polygamie et de violence exercée par le mari. En plus clair, les positions se durcissent notamment lorsqu’il s’agit du travail féminin ou des études de la femme mariée.

Concernant le droit de garde des enfants par la femme divorcée, les choses n’ont pas vraiment changé en 8 ans : 62% des Algériens, tous sexes confondus, y sont favorables en 2008 contre 64% en 2000. Mais, un clivage net sur le sujet apparaît chez les adultes, entre les femmes et les hommes : 75% des femmes défendent ce droit de garde contre 55% d’hommes.

Il est clair que l’étude du Ciddef nous aide dans l’approche de la société algérienne. Elle met surtout le doigt sur la difficulté qu’a cette dernière à assumer pleinement les valeurs de modernité et d’égalité. Dans leur conclusion, les rédacteurs relèvent qu’en 2008 la question des droits de la femme et celle relative aux valeurs d’égalité entre les deux sexes continue de diviser la société en deux grands courants. Sur un autre plan, ils notent que 19% d’Algériens, soit 2 Algériens sur 10, sont “nettement favorables” à une Algérie moderne, défendant l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce courant d’opinion minoritaire, avertissent-ils, s’est affaibli au profit, non seulement du courant conservateur, mais également de ceux qui se dérobent derrière des positions du “centre”. À qui la faute ? Les initiateurs de l’enquête révèlent que des paramètres, comme la région, l’appartenance au sexe, la situation par rapport à l’activité et le niveau d’instruction, jouent le rôle “le plus discriminant” dans le façonnement des positions, y compris vis-à-vis des relations femme/homme. Bien que l’ordre d’importance soit différent chez les adultes et les adolescents. Chez ces derniers, à l’exception de la dimension régionale qui joue le rôle le plus discriminant, c’est surtout l’instruction des parents puis l’appartenance du sexe qui semblent le plus influencer leurs positions.

15 avril 2009

 @ Actualités

 

France : Le « travail parental » reste une affaire de femme

 

 

Article du MONDE du  07.04.09

Les « nouveaux pères », célébrés dans les années 1980, participent-ils vraiment à l’éducation de leurs enfants ? L’arrivée massive des femmes sur le marché du travail à partir des années 1970, a-t-elle rééquilibré les tâches au sein du foyer ? C’est ce qu’ont tenté de savoir Carole Brugeilles et Pascal Sebille, deux chercheurs de l’université Paris-Ouest-Nanterre, qui ont décrypté une grande enquête européenne sur les relations familiales.

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Menée en France, en 2005, avec le concours de l’Insee, cette étude de l’Institut national d’études démographiques (INED), publiée dans le dernier numéro de Politiques sociales et familiales, la revue de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), permet d’évaluer la participation des parents à cinq moments-clés de la vie des enfants : l’habillage, les accompagnements à la crèche ou à l’école, les devoirs, le coucher, ainsi que les jeux et loisirs. Pour cette enquête, plus de 1 600 personnes vivant avec au moins un enfant âgé de moins de 14 ans ont été interrogées.

Premier constat : les pères s’investissent beaucoup moins que les mères dans les tâches familiales. « En dépit d’une nouvelle conception de la paternité fortement médiatisée et du développement de l’activité féminine, la participation des hommes aux soins et à l’éducation des enfants progresse peu, note cette étude. S’occuper des enfants reste une prérogative féminine, la division sexuelle du travail parental se modifie lentement. »

Nulle surprise dans ces résultats : en 1998, l’enquête Emploi du temps de l’Insee avait ainsi établi que 80 % du noyau dur des tâches domestiques (vaisselle, courses, ménage, lessive, soins matériels aux enfants) était – encore – assuré par les femmes. Deux ans plus tard, la direction des études du ministère du travail (Dares) et le Service des droits des femmes et de l’égalité constataient que le « travail parental » – une quarantaine d’heures par semaine – reposait aux deux tiers sur les mères…

Deuxième constat: malgré les discours sur l’égalité et la mixité, la famille reste le lieu de la spécialisation du travail. L’habillage et les devoirs sont ainsi des activités féminines : dans plus de la moitié des familles, elles sont prises en charge exclusivement ou le plus souvent par les mères. Seuls le coucher, et surtout les loisirs sont – un peu – mixtes : dans plus de 60 % des familles, les pères et les mères participent à égalité aux activités ludiques des enfants.

La tradition continue donc à gouverner nos habitudes familiales : les mères assument le quotidien et l’intimité, les pères les sorties et les jeux. « Les femmes s’investissent plus dans les tâches quotidiennes “contraintes” (s’habiller, faire ses devoirs, se déplacer), et celles qui sont en partie assimilables à du travail domestique, constate l’étude. Les hommes s’impliquent davantage dans les activités ludiques, affectives et de “sociabilité”. »

Le milieu social pèse cependant sur ces équilibres, infléchissant çà et là la répartition traditionnelle des tâches. « La participation des hommes est d’autant plus présente que, au sein du couple, le père et la mère accèdent à des études supérieures et partagent plus équitablement leur temps professionnel et familial, souligne l’étude. Ces familles semblent davantage valoriser la présence paternelle auprès des enfants. » L’âge joue également un rôle : lorsque les pères sont jeunes – moins de 35 ans –, ils participent plus activement à la vie du foyer.

Le comportement des pères varie en outre nettement en fonction de l’âge des enfants : les hommes s’éloignent dès qu’ils grandissent, comme s’ils intervenaient en appoint, lorsque la charge de travail devient trop lourde pour leur compagne. Un constat qui démontre le « caractère subsidiaire » de la participation paternelle : « Le père apparaît comme un acteur “aidant” à côté de la mère, qui assume autant que faire se peut les activités parentales. »

Enfin, les pères privilégient nettement les garçons : ils s’occupent plus de l’habillage de leurs fils que de leurs filles, ils suivent mieux leurs devoirs et ils sont plus présents lors du coucher et des loisirs. Peur de l’intimité avec une fille ? Facilité de la transmission avec un enfant du même sexe ? L’étude retient les deux explications, tout en ajoutant que ce penchant des pères pour leurs fils favorise la transmission de goûts et de comportements sexués.

Finalement, malgré l’égalitarisme des discours, la famille met en scène un petit monde où les femmes gardent souvent la haute main sur les tâches domestiques et où la sphère du masculin et celle du féminin restent souvent étanches. « Les activités parentales quotidiennes participent sans aucun doute à la production et à la reproduction d’une socialisation sexuée et d’identités sexuées porteuses d’inégalités », concluent les auteurs.

15 avril 2009
 
 

 @ Actualités

 

Afghanistan : Mort d’une militante des droits des femmes

Article de Ria Novasti du 14/04/09

 

La célèbre militante des droits des femmes en Afghanistan Sitara Achakzai a été tuée par balles dimanche dernier dans la province de Kandahar, près de la frontière pakistanaise, rapportent les médias étrangers.

Selon la police locale, Mme Achakzai a été abattue par des hommes montés sur une moto alors qu’elle descendait de voiture devant chez elle. L’assassinat a été revendiqué par le mouvement Taliban.

Mme Achakzai possédait la double nationalité afghano-allemande, s’étant réfugiée en Allemagne quand les fondamentalistes religieux étaient au pouvoir en Afghanistan. De retour dans son pays, la militante a repris sa lutte pour la défense des droits des femmes, ce qui explique l’hostilité des islamistes radicaux à son égard.

La province de Kandahar (sud du pays) figure parmi les principaux centres des activités subversives des talibans, écartés du pouvoir en 2001.

Malgré la présence en Afghanistan des 70.000 hommes de la coalition occidentale, conduite par les Etats-Unis, les Afghans ne se sentent pas en sécurité.

La Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan est sérieusement préoccupée par la vague de violence croissante dans le pays. D’après les statistiques de l’ONU, en 2008, le nombre d’attentats ayant coûté la vie à des civils, a augmenté en flèche. Plus de 2.000 civils, dont des femmes et des enfants, ont péri l’année dernière.

15 avril 2009

 

 @ Actualités

 

France : Une répartition déséquilibrée des emplois entre hommes et femmes

 

Article de l’Observatoire des inégalités du 14/04/09

 

 

 dans Inégalités hommes femmes valalobs2Présentes à 74,9 % dans le secteur de l’éducation-santé-action sociale, mais seulement à 9,1 % dans la construction, les femmes demeurent souvent cantonnées aux métiers « dits » féminins.

La participation des femmes au marché du travail ne cesse d’augmenter. Elle approche désormais la parité : 46,9 % des travailleurs sont… des travailleuses. En 2002, elles représentaient 45 % de l’ensemble. Toutefois, les femmes n’occupent pas les mêmes emplois que les hommes, ni dans les mêmes secteurs.

Les femmes sont sur-représentées dans les professions incarnant les « vertus féminines » (communication, services à la personne) et de niveau hiérarchique souvent limité : employées, professions intermédiaires de la santé et du travail social, instituteur/trices et professeur(e)s. Elles sont par contre toujours peu nombreuses dans les professions incarnant les « vertus viriles » (force et technicité) ou dans celles hiérarchiquement élevées : ouvrier(e)s, chauffeur(e)s, policier(e)s, militaires, chefs d’entreprise, ingénieurs et cadres techniques d’entreprise.

De même, la présence de femmes varie selon les secteurs d’activité : largement majoritaires, à 74,9 %, dans le secteur de l’éducation-santé-action sociale, des services aux particuliers et dans une moindre mesure dans les activités financières, immobilières, les services ou l’administration, elle se raréfie dans les industries, l’énergie ou les transports et les femmes ne sont plus que 9,1 % dans la construction.

L’évolution de la situation entre 2002 et 2007 nous permet de constater deux mouvements différents : les femmes, de plus en plus diplômées, sont davantage présentes dans les postes de cadres, où leur progression est la plus forte (+ 8 points dans la fonction publique et + 6,6 points dans le privé). Mais par rapport aux secteurs d’activité, on observe plutôt une concentration accrue des femmes dans les secteurs déjà très féminisés et une diminution dans ceux où elles étaient déjà peu présentes. La variation entre 2002 et 2007 est de + 2,5 points dans le secteur de l’éducation-santé-secteur social, tandis qu’elle est de – 2,1 points dans le domaine de l’énergie.

étude complète sur http://www.inegalites.fr/spip.php?article1048&id_mot=90

 

15 avril 2009

 

@ Actualités

 

 

France : Une campagne contre l’excision et les mariages forcés

 

 

Article du  MONDE du 14.04.09 

Dans le cadre du plan triennal (2008-2010) de lutte contre les violences faites aux femmes, Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la solidarité, lance une campagne contre l’excision et les mariages forcés. Pour chacune de ces deux violences dites coutumières, 100 000 affiches et brochures vont être diffusées dans les associations, les délégations aux droits des femmes, mais aussi, pour ce qui concerne l’excision, dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI), auprès des gynécologues ou encore de l’Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE). « L’excision n’est pas une singularité coutumière à respecter. Aucune forme de violence ne peut être tolérée », soutient Mme Létard. Elle souhaite que la campagne invite les femmes à « briser la loi du silence ».

 

Ces pratiques, liées à des traditions culturelles ou religieuses prégnantes dans les familles originaires de Turquie, du Maghreb, d’Afrique noire et d’Asie, sont difficilement chiffrables. Les associations prennent en charge quelques centaines de cas par an. Une extrapolation sur le nombre de jeunes filles de 15 à 18 ans originaires de pays où existe cette pratique établit à 70 000 le nombre d’adolescentes menacées d’être mariées contre leur gré. Et 55 000 femmes excisées vivraient en France.


3 avril 2009

 

@ Semaine du 3 avril 2009

 

500 ans de portraits de femmes

 

http://www.dailymotion.com/video/x24lfp

3 avril 2009

 

@ Actualités Monde

 

 

 

L’Afghanistan prévoit une loi liberticide pour les femmes

 

 

Article du Monde du 01.04.09

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C’est une loi particulièrement rétrograde pour les droits des femmes, « pire qu’à l’époque des talibans », selon la sénatrice afghane Humeira Namati. Elle n’a pas encore été publiée, mais le président Hamid Karzaï l’a signée ces dernières semaines, a indiqué mardi 31 mars The Guardian. Le quotidien britannique explique que ce texte légalise le viol sur sa conjointe et interdit aux femmes de sortir, de travailler ou d’aller chez le médecin sans la permission de leur mari. Selon un document du Fonds de développement de l’ONU en faveur des femmes cité par The Guardian, la loi n’accorde la garde des enfants qu’aux pères et aux grands-pères.

Le journal indique que ce texte constitue une concession à la minorité hazara, à quelques mois d’une élection présidentielle qui s’annonce difficile pour Hamid Karzaï. Il cite des élus et représentants d’ONG dénonçant un manque de débats au Parlement sur ce texte contraire à la Constitution afghane, qui garantit des droits égaux pour les femmes. Deux députées mettent l’accent sur le fait que le texte réglemente un domaine jusqu’ici régi par la seule coutume, et qu’il a déjà été amendé (l’âge du mariage pour les filles a été repoussé de 9 ans – dans le texte initial – à 16 ans).

Selon l’édition du Guardian de mercredi, la communauté internationale a commencé à faire pression sur le président afghan, à l’occassion de la conférence sur l’Afghanistan qui s’est tenue mardi, à La Haye. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, aurait discuté du sujet avec M. Karzaï, et a évoqué, lors de sa conférence de presse, la vigilance des Etats-Unis sur les droits des femmes. Plusieurs de ses homologues scandinaves auraient également demandé au gouvernement afghan de s’expliquer. Par ailleurs, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a déclaré qu’en Afghanistan, « les femmes devraient être libres de travailler, d’enseigner et de vivre à l’abri de l’oppression et de la peur », peut-on lire sur le site des Nations unies.

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